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La semaine dernière, la voiture d'une de ses plus proches collaboratrices, RoukiaAhmed Abou, directrice du service des Douanes, a été incendiée dans la nuit,provoquant la destruction de deux autres véhicules garés à proximité. Quelquesjours plus tard, la gendarmerie a interpellé six personnes suspectées d'être à l'origine de cet acte qualifié par le parquet de "terroriste".
L'enquête se poursuit. La même nuit, des messages ont été peint sur les murs de Mutsamudu, parmi lesquels : "Au secours Aha [le surnom de Sambi] !". Le mécontentement de la population, qui dans sa majorité réclame un débarquement de l'AND, est accentué par les nombreuses coupures d'électricité –trois des quatre groupes de la centrale qui fournit l'île sont en panne- et la pénurie d'essence. Face à cette menace de soulèvement populaire, les autorités semblent avoir durci leur mainmise sur l'île. Des informations non officielles font état d'arrestations d'opposants depuis quelques jours. Le journaliste Kamal Ali Yahoudha, recherché depuis début décembre par la gendarmerie anjouanaise, continue pour sa part de se cacher. "Ils sont capables du pire", déplore-t-il au téléphone. Pour le gouvernement anjouanais, cette agitation est l'œuvre de partisans de Sambi, qui "ont reçu l'ordre de perturber la paix à Anjouan". RC
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