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C'est à la demande de la préfecture que le Conseil général a décidé de ne plus taxer les importations de riz. "En trois mois, le prix du riz a plus que doublé, passant de 360 dollars en janvier à 760 dollars en mars", a expliqué le président du Conseil général, Ahmed Attoumani Douchina. "Nous devons réagir face à cette crise annoncée. Conformément à la demande du préfet, je vous propose donc de modifier la fiscalité douanière sur le riz". La fin de la taxation du riz représente pour la collectivité un manque à gagner de 1,6 million d'euros, a annoncé le président, "mais elle est nécessaire pour la cohésion sociale car tout le monde mange du riz". Cependant, "afin de limiter les conséquences de cette mesure", selon le président de la commission des finances, Hadadi Andjilani, d'autres produits devraient être plus lourdement taxés : l'alcool, le tabac et les moteurs. Si l'ensemble des élus a voté à l'unanimité cette mesure, les membres de l'opposition se sont inquiétés du suivi d'une telle détaxation. "Si nous faisons des efforts, les commerçants et importateurs doivent en faire aussi. Il ne faudrait pas que le prix augmente malgré cette détaxation", a alerté l'un d'eux. VM
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